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À propos.

Je me nomme Vianney Quecq d’Henripret (prononcez la première partie du nom de famille kwek, c’est d’origine flamande, un cauchemar pour n’importe quel enfant lors de l’appel, les premiers jours de rentrée scolaire) j’ai 37 ans, je suis originaire de Lille mais habite Paris depuis 16 ans. Et je n’ai plus peur quand on dit mon nom de famille pour la première fois.

Mon père étant photographe j’ai toujours connu la photographie, elle a toujours été présente. Je me rappelle qu’il était enfermé des heures durant dans son laboratoire sous les toits de notre maison à Lille. Les litres d’eau qui s’écoulent en bruit de fond, le son de la lourde porte calfeutrée qui se ferme, puis qui se rouvre, rythmant la journée de son battement. L’odeur des produits, du fixateur surtout, sont gravés en moi à jamais.

Étant moi-même un grand solitaire, j’adorais ces journées passées dans le noir complet avec comme seul éclairage les quelques secondes d’agrandisseur allumé par intermittence pour exposer le papier photo. J’ai donc voulu assez tôt en faire mon gagne pain puisque j’ai poussé plus loin l’étude de ce médium à L’institut Saint-Luc en Belgique puis aux Gobelins à Paris. Alors que la photographie numérique commençait à se développer au beau milieu de mon cursus, je décidais un peu sur un coup de tête de me réorienter vers le graphisme par amour pour la typographie, et aussi parce qu’il fallait bien commencer à payer les factures et le loyer.

Après dix années passées dans diverses agences plus ou moins grandes à Paris, je retrouve le besoin depuis quelques temps maintenant de m’exprimer à nouveau grâce à ce que j’ai toujours aimé : la photographie argentique. J’éprouve à nouveau ce sentiment très agréable d’être dans une forme de vérité personnelle, comme si je pouvais respirer à nouveau. Le plaisir de prendre le temps de réfléchir à une démarche intellectuelle et créative sans contrainte extérieure. L’obsession pour la lumière, l’orientation du soleil, les ombres, le cadre, la compostition, les différents plans… le voyage, les rencontres, essayer de trouver son propre angle sur un sujet particulier, voir des séries prendre forme, parfois par hasard.

Trouver la justesse de ton des sentiments que l’on essaie d’exprimer. Voilà tout ce qui importe finalement.



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